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  • Bruno de Kergaradec

Une nouvelle station d'épuration ? Avez-vous pensé à faire expertiser votre station actuelle ?

Dernière mise à jour : mars 17



La réhabilitation d’une station d’eaux résiduaires est un sujet qui mérite d’être abordé avant chaque projet de construction d’une nouvelle station. La station existante des petites communes est dans la majorité des cas une station à boues activées.

Si le génie civil de la station reste en bon état, l’étude de la réhabilitation présente un grand intérêt.


La connaissance des charges polluantes amenées par l’eau brute va permettre de vérifier si le dimensionnement de la station existante est suffisant pour traiter la pollution entrante et respecter les normes de rejet fixées pour l’eau traitée.


Le prétraitement est la première étape de traitement. L’évolution technologique permet d’améliorer le rendement du prétraitement au moyen de dégrilleurs à mailles fines qui retiennent les filasses, les graisses figées. Ce type de dégrilleur requiert une protection amont à prévoir. Si un dessableur-dégraisseur existe, l’aéroflot est-il en bon état ? Est-il bien dimensionné ?


Le bassin d’aération est un volume réactionnel qui travaille en alternance de phases d’aération et de non-aération. Il s’agit tout d’abord de retrouver ce volume dans son intégralité : un sondage va permettre d’estimer la quantité de sable présente au fond du bassin, sable mélangé à la graisse et aux filasses. Pour retrouver le volume initial du bassin, un hydrocurage complet s’impose.



Le fond d’un bassin d’aération en cours d’hydrocurage


La fourniture d’oxygène est-elle réalisée par des turbines, des surpresseurs avec diffuseurs de fines bulles ? Le changement des diffuseurs est souvent nécessaire après 10 ans de fonctionnement. Les moyens d’aération peuvent être asservis à une sonde de mesure de redox ou d’oxygène. Même sans automate, des contacts électriques directement issus du transmetteur des sondes vont piloter l’aération en fonction des besoins réels des boues activées en oxygène et non plus en cadence-durée. Les performances des boues activées seront alors optimisées comme elles ne l’ont jamais été.


Le clarificateur, raclé ou sucé, va lui aussi faire l’objet d’un hydrocurage. Le raclage de fond est examiné et changé si nécessaire. L’important est d’éviter la stagnation de boues mortes au fond du clarificateur.


Le traitement des boues doit permettre l’extraction des boues excédentaires sans retour en tête de station d’une pollution quelconque.


L’étude de la réhabilitation de la station va permettre de chiffrer les coûts suivants :

- Les hydrocurages,

- Le renouvellement du matériel,

- Le montage des équipements,

- Le raccordement électrique des équipements,

- La formation de l’exploitant à la conduite de cette station réhabilitée.


Les opérations sont minutieusement préparées pour que les travaux se déroulent lors d’une période de by-pass de la station qui doit rester la plus courte possible. La demande de by-pass fait l’objet d’un dossier remis aux autorités locales. Une concertation préalable entre la Police de l’eau et les différents acteurs est nécessaire en fonction des incidences de ces travaux sur l'eau et les milieux aquatiques.

Si une étude vous intéresse, contacter Bruno de Kergaradec au 0663356243

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